1/35 dioramas from Jean-Bernard André
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J’ai réalisé l’arrière du bateau à l’ancienne. J’ai tout d’abord évidé les petites fenêtres à l’aide d’un X-Acto avant de découper les différentes parties (étape 8/9).
Pour reproduire la pente du toit, j’ai assoupli le balsa en utilisant le revers de ma lame de cutter pour écraser le matériau à l’endroit ou les différentes planches sont sensées se rejoindre (étape 8/10 & 8/11).
Puis les aménagements intérieur du bateau furent créé en balsa et collés en place. (étape 9/13). Pour compléter l’ensemble, de petits bouts de balsa découpés à la bonne taille furent posés un peu n’importe comment à l’endroit de la cassure. J’ai plaçais les derniers clous de ma petite réserve Grant Line pour ajouter un peu de détail près de ces planches tenant en équilibre précaire. (étape 9/14) .


Au moment ou j’allais finir le bateau, j’ai fait la connaissance d’un de ces génies mécaniques qui ont consacré leur vie aux choses qui roulent, flottent ou prennent les airs. Ce directeur de LEP britannique m’a expliqué en 5 minutes toutes ces choses que je me cassais la tête à comprendre depuis un bon mois. En particulier il m’a averti de la présence d’amiante utilisée comme isolant autour de la chaudière (ce qui devait au passage éviter de brûler le fond de la coque en bois). Cette amiante était tressée à la façon d’une corde et maintenue en place avec un mélange de plâtre. Enfin, l’ensemble reposait sur un lit de briques de couleur sombre et très légères.

Donc j’entourai la chaudière avec du fil pour cordage vendu en magasin de maquettes et le recouvrai de plâtre à l’aide d’un couteau de modélisme. Quand le plâtre fut sec, j’en arrachais une grande quantité avec un cutter de façon à ce que l’ensemble fasse très détérioré. Enfin je recollai des bouts de plâtre (qui avaient au passage gardé l’emprunte de la corde en séchant par dessus les bouts de fil.
Enfin l’ensemble fut recouvert de papier alu épais façon bouteille de vin pour reproduire le toit de la Folie (la présence d’un tel toit m’ayant été révélé par l’examen des photos d’une maquette probablement prises au Musée de la Flotte à Saint Petersbourg). (étape 10/15)
Des rivets tirés d’une vieille plaque de photodécoupe Royal Models furent ajoutés ici et là, ainsi qu’un bout de moteur de camion tiré de la boite à rabiot.

Les briques furent créées quand à elles en réalisant un moule avec des chutes de carte plastique, en coulant du plâtre dedans et en y découpant les briques (étape 10/8)
Enfin les derniers détails furent ajoutés –cerclage de fer sur le toit de la cabine à l’arrière, (étape 11/19) support pour mines à l’avant ainsi qu’un ou deux détails de type bites d’amarrage en Magic Sculp. (étape 11/20).
La peinture du bateau fut une affaire rondement menée. J’ai traîné mes guêtres du coté du bassin d’Arcachon l’été dernier jusqu’à trouver quelques épaves de barques de pèche bien cachées. J’ai pris quelques photos qui à l’examen m’ont montré toutes ces couleurs claires que le bois prend lorsqu’il est attaqué par le soleil et les embruns.
J’ai donc mis sur ma palette du blanc, de la couleur sable et brun et me suis mis à peindre le bateau planche par planche, à chaque fois en utilisant un mélange différent de peinture.
J’appliquais des mélanges plus sombres sous le bateau ainsi que sur l’ensemble des endroits que la lumière n’était pas sensée atteindre. Bien sûr des traces de coulure furent rajoutés ici et là. La peinture du bois fut finie en ajoutant un léger drybrush en blanc.
La rouille fut peinte de ma façon habituelle quoique cette fois je tentai d’utiliser d’avantage de rouge qu’à l’habitude. Reprenant la même palette (souvent le couvercle d’un bocal de cornichons à cause des rebords qui empêchent les pigments de s’envoler!) je versai des pigments de couleur rouge, Van Dyk Bown, terre de sienne brûlée et noire aux quatre coins, ainsi que de la peinture acrylique marron très diluée au centre de la palette.
Ma méthode est donc de prendre un peu de pigments, de les mélanger avec de la peinture avant de les appliquer au pinceau, puis de reprendre un peu de pigments et de les ajouter au mélange à moitié sec –un travail assez sale mais qui permet de réellement reproduire la rouille dans tous ses états. (étape 12/21). 

Le gamin.


Comme résolution de nouvel an 2007, j’avais déclaré que “je voulais sculpter des gamins”. Quelle idée stupide ! parce que sculpter ce gamin a été sans doutes la chose la plus difficile que j’ai fait de ma vie au rayon petites maquettes.
Ce qui me rassure c’est qu’il semble être de même pour tous les sculpteurs. Surtout que je me suis rendu compte assez vite qu’on ne pouvait trouver de gamins corrects chez les fabricants de figurine en résine.
Le choix est faible, et dans l’ensemble de mauvaise qualité : ils sont tous moches, très caricaturaux ou ressemblent vraiment à des sales gosse. Et je ne veux pas le bazar sur mes dioramas.
Il y a des années de cela j’avais acheté la figurine du petit joueur de tambour de chez Hornet qui est probablement la pire œuvre de la carrière complète de Roger Saunders.
Ce gosse a l’air stupide et porte une espèce de goitre sous le menton, bref le genre de truc que je ne pourrais jamais peindre.
Par contre l’achat s’est finalement révélé utile parce qu’il m’a donné une idée des proportions à respecter ainsi que montré la quantité de détails sur laquelle je pouvais compter pour peu que j’y passe le temps qu’il faut.

J’ai commencé par modestement sculpter le torse en utilisant des blocs de Magic Sculp plus ou moins calibrés, en y fixant des trombones dépliés et redécoupés pour figurer les bras et les jambes. (pic 13). Ces bouts de ferraille furent recouverts de Magic Sculp de façon à figurer le volume du gamin de façon plus précise.
Après un certain temps de séchage, j’affinai les surface à l’aide d’un cutter avant de poncer au papier de verre ultra fin.
J’ajoutai les détails des vêtements en commençant par le bas. Je sculptai d’abord les genoux avant de m’attaquer à la culotte dont les plis furent excavés à l’aide d’un cutter une fois l’ensemble bien sec. (pic 13).
Les bottes trop grandes pour lui furent créées en deux étapes, d’abord en sculptant les semelles à partir de Magic Sculp à moitié sec, ce qui me permit de le mettre en forme et de le coller au niveau du talon par la suite. Puis j’utilisai deux bandes de Magic Sculp pour créer la partie supérieure de la chaussure en laissant une fente pour l’ouverture –il s’agit d’un gamin donc il n’est pas sensé lacer ses chaussures.

C’est avec les mains et le visage que les choses sérieuses ont débuté.
Les premières ont tout d’abord été sculptées à la loupe en séparant une petite portion de Magic Sculp doigt après doigt –la technique fut fructueuse mais 2 semaines plus tard la plupart des doigts étaient cassé suite à des manipulations diverses.
J’entrepris donc de les refaire en utilisant du Duro cette fois-ci. Ce mastic vert à la consistance de chewing gum durci a comme avantage d’être beaucoup très souple une fois sec, et aussi de pouvoir être roulé en bandes beaucoup plus fines ce qui permet certaines manipulations.
Je me servis de l’extrême viscosité du produit pour fixer les 5 bandes/doigts sous la paume de la main et en utilisant d’autres mastics comme liant pour le dessus de la main qui lui est visible (pic 14) .
Un peu de Duro a par la suite été utilisé pour faire un col à la chemise.

La tête a bien sûr été aussi difficile à sculpter qu’il fallait s’y attendre et il ne m’a fallu pas moins de 3 essais pour obtenir quelque-chose de correct (pic 15) .
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